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LE
SEL
Un
brin d'histoire
Depuis
de nombreuses années que la Route du Sel existe,
on finit par ne plus connaître les véritables
raisons de sa création, l'événementiel
ayant pris l'ascendant sur l'histoire.
Jadis, le Rouergue ne possédait pas de sel. Ce
sel qui, jusqu'à une époque bien récente,
était avant tout le principal moyen de conserver
la viande ou le poisson, ou de fabriquer le fromage
comme le Roquefort. En cela, il était une denrée
vitale, qui faisait l'objet d'un négoce permanent
entre les zones où il était produit, et
celles qui en étaient dépourvues.
Devant l'importance de ce négoce, on instaura
le principe de la gabelle (impôt sur le sel) et
on mit en place un sytème d'entrepôts royaux
qui devaient annuellement acquérir une somme
fixe et obligatoire de sel. Ces entrepôts avaient
le monopole de la vente. Salmiech (qui signifie "le
milieu du sel"), fut une de ces plaques tournantess,
à partir de laquelle la précieuse denrée
venue de la mer, était repartie à travers
tout le Rouergue.
En échange de leurs achats de sel, les gens du
cru plaçaient leurs propres produits (bois, volaille,
bétail,...) qui faisaient défaut aux habitants
de la plaine. Voie importante à maints égards,
la Route du Sel était surveillée, protégée,
défendue, par des places fortes telles que la
citadelle de Peyrebrune, en Rouergue, ou encore la cité
fortifiée de la Couvertoirade, sur le Larzac,
longtemps tenue par les Templiers. Durant des siècles,
elle a connu un mouvement, une vie intense, dont le
transport du sel n'était que la facette principale.
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